Démocrates avec la majorité présidentielle

À mesure que la France entre dans le vif des réalités, la séquence électorale présidentielle est maintenant définitivement refermée; pour autant, elle continue de structurer durablement les partis politiques français.

Preuve en est, après la défaite de la droite et du centre-droit, ceux-ci se cherchent une nouvelle renaissance multiforme pouvant faire croire à un semblant de ligne stratégique. Mais ce n’est pas la nôtre.

Démocrates, membres de la majorité présidentielle, ayant appelé à voter pour François Hollande, nous considérons que le principal enjeu des prochains mois est de réussir la sortie de crise. Les responsables politiques démocrates du pays doivent être solidairement comptables du redressement rapide de la France et de l’Europe.

D’où cet appel à solidifier l’action des « démocrates membres de  la majorité présidentielle ».

La rentrée politique nous invite à poursuivre et à décupler nos efforts. Les politiques mises en œuvre par le Gouvernement Ayrault – début d’une réorientation de la politique européenne avec l’aspect croissance et développement durable, engagements écologistes, sérieux budgétaire – vont dans le sens des propositions formulées par François Bayrou pendant la présidentielle. Qui plus est, les réformes engageant des changements structurants dans notre pays seront bientôt à l’agenda, car les situations de crises exceptionnelles dans lesquelles nous sommes ne nous laissent pas le choix.

Économiques, sociaux, environnementaux et même sociétaux, les défis à relever demandent des réformes courageuses qui s’imposeront indubitablement aux responsables politiques en place.

Il reste que construire une relation équilibrée avec les partenaires de la majorité présidentielle nous oblige à peser plus fortement dans le débat politique et de ce fait à mettre sur pied ce réseau particulier avec celles et ceux qui s’y reconnaitront, non seulement au sein du Mouvement Démocrate mais bien au delà. Nous avons vocation à participer au rassemblement de toutes les bonnes volontés démocrates de notre pays, qu’elles soient écologistes, sociale-démocrates, centristes-indépendantes, républicaines ou encore radicales.

Toute la durée de son quinquennat, le Parti socialiste et François Hollande auront besoin d’entendre une voix amicale mais franche. Il est désormais de la responsabilité des démocrates de faire en sorte qu’il puisse exister des majorités larges dans ce pays permettant de conjuguer développement économique, justice sociale, environnementale et intégration européenne.

Veuillez nous faire parvenir vos propres signatures à l’adresse suivante: jean-luc.bennahmias@europarl.europa.eu

Vous trouverez ci-dessous la liste des premiers signataires : http://www.jeanlucbennahmias.eu/la-liste-complete-des-signataires

Drame à Lyon : oser les solutions pérennes pour les populations Roms !

Victimes séculaires de persécutions dans leurs pays d’origine, les Roms ne font certes pas encore l’objet en France d’agressions physiques de masse comme cela est le cas chez certains de nos voisins européens. Mais ils sont déjà victimes d’un harcèlement des autorités françaises qui semblent s’évertuer à sans cesse les expulser – sous couvert de décision de

« justice » – de leurs logements de fortune : allant de bidonvilles en squats, l’exil perpétuel et la clandestinité sociale des Roms se poursuivent inéluctablement.

L’absence de volonté politique d’intégration de ce peuple européen, tant sur le plan communautaire que national, c’est malheureusement une nouvelle fois traduite par un drame humain qui faisait hier la une : dans la nuit du 12 au 13 mai, dans le 8ème arrondissement de Lyon, deux femmes et un enfant ont péri, selon un premier bilan, dans l’incendie d’un ancien entrepôt dans lequel 200 à 300 personnes avaient trouvé refuge. 

Nier les discriminations dont ils sont victimes et les raisons pour lesquelles les Roms migrent, n’est pas une solution. Certes, leur présence sur notre territoire, parfois dans des communes dans lesquelles il existe déjà une situation sociale difficile, n’est pas simple à gérer pour les autorités locales. Ajouter de la pauvreté à de la pauvreté ne ferait qu’aggraver les tensions existantes.

Alors que faire? Il faut, à la fois mettre les pays d’origine face à leurs responsabilités et leurs négligences, pour que la situation des Roms s’améliore en Bulgarie, en Roumanie ou encore en Hongrie – et pour cela s’assurer que les fonds européens destinés à améliorer les conditions de vie de ces populations soient utilisés à bon escient. Mais cela prendra du temps; il faut donc aussi, sur nos territoires, leur permettre de vivre dans des conditions décentes, leur donner une chance de s’intégrer. Cela passe par la mise en place de projets d’insertion comme les logements-passerelles par exemple. Une phase d’adaptation est essentielle pour une intégration réussie et je ne suis pas sûr qu’on puisse éviter la création de cités de transit- à charge pour l’Etat que ce transit soit limité dans le temps pour ne pas réitérer des situations connues par le passé avec d’autres populations. Dans les lieux destinés à accueillir les Roms, l’intégration passe par la mise en place de politiques d’éducation et d’alphabétisation des populations et en particulier des jeunes. Une politique d’insertion qui ne peut pas être laissée à la seule charge des collectivités et qui ne peut faire l’impasse sur la question de l’acceptation sociale. En France, une partie des fonds européens pourrait -et devrait- être mobilisée sur de tels projets. Des marges de manœuvre existent mais elles nécessitent de sortir des raccourcis rapides et de la stigmatisation pour réfléchir à des solutions pérennes.

Victimes séculaires de persécutions dans leurs pays d’origine, les Roms ne font certes pas encore l’objet en France d’agressions physiques de masse comme cela est le cas chez certains de nos voisins européens. Mais ils sont déjà victimes d’un harcèlement des autorités françaises qui semblent s’évertuer à sans cesse les expulser – sous couvert de décision de

« justice » – de leurs logements de fortune : allant de bidonvilles en squats, l’exil perpétuel et la clandestinité sociale des Roms se poursuivent inéluctablement.

L’absence de volonté politique d’intégration de ce peuple européen, tant sur le plan communautaire que national, c’est malheureusement une nouvelle fois traduite par un drame humain qui faisait hier la une : dans la nuit du 12 au 13 mai, dans le 8ème arrondissement de Lyon, deux femmes et un enfant ont péri, selon un premier bilan, dans l’incendie d’un ancien entrepôt dans lequel 200 à 300 personnes avaient trouvé refuge. 

Nier les discriminations dont ils sont victimes et les raisons pour lesquelles les Roms migrent, n’est pas une solution. Certes, leur présence sur notre territoire, parfois dans des communes dans lesquelles il existe déjà une situation sociale difficile, n’est pas simple à gérer pour les autorités locales. Ajouter de la pauvreté à de la pauvreté ne ferait qu’aggraver les tensions existantes.

Alors que faire? Il faut, à la fois mettre les pays d’origine face à leurs responsabilités et leurs négligences, pour que la situation des Roms s’améliore en Bulgarie, en Roumanie ou encore en Hongrie – et pour cela s’assurer que les fonds européens destinés à améliorer les conditions de vie de ces populations soient utilisés à bon escient. Mais cela prendra du temps; il faut donc aussi, sur nos territoires, leur permettre de vivre dans des conditions décentes, leur donner une chance de s’intégrer. Cela passe par la mise en place de projets d’insertion comme les logements-passerelles par exemple. Une phase d’adaptation est essentielle pour une intégration réussie et je ne suis pas sûr qu’on puisse éviter la création de cités de transit- à charge pour l’Etat que ce transit soit limité dans le temps pour ne pas réitérer des situations connues par le passé avec d’autres populations. Dans les lieux destinés à accueillir les Roms, l’intégration passe par la mise en place de politiques d’éducation et d’alphabétisation des populations et en particulier des jeunes. Une politique d’insertion qui ne peut pas être laissée à la seule charge des collectivités et qui ne peut faire l’impasse sur la question de l’acceptation sociale. En France, une partie des fonds européens pourrait -et devrait- être mobilisée sur de tels projets. Des marges de manœuvre existent mais elles nécessitent de sortir des raccourcis rapides et de la stigmatisation pour réfléchir à des solutions pérennes.

Pourquoi nous nous opposons au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Au nom d’Ecologie et Démocratie, je participe au Comité local de soutien aux opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Alors que le site de Notre-Dame-des-Landes connaissait une forte mobilisation (chaine humaine de 25 kilomètres), notre comité a distribué samedi à Saint-Etienne un tract dont vous trouverez le texte ci-dessous.
David Vachez, délégué Loire d’Ecologie et Démocratie
Pourquoi nous nous opposons au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Un projet obsolète et inutile
Imaginé dans les années 60, Notre-Dame-des-Landes a été pensé, à l’époque, pour pouvoir accueillir le Concorde, symbole malheureux d’une période de croissance et de gabegie énergétique.
L’aéroport actuel de Nantes permet de répondre, avec des aménagements beaucoup moins coûteux, aux augmentations du trafic aérien que prévoient les hypothèses réalistes dans les prochaines décennies. Il est classé A en terme de sécurité, soit la meilleure catégorie.
L’étude de la déclaration d’utilité publique repose sur des hypothèses extrêmement optimistes : valeur de l’heure de transport économisée très élevée, prise en compte incomplète de la concurrence du TGV, absence de prise en compte des augmentations du prix du pétrole… (source : étude du cabinet CE-Delft spécialisé dans l’analyse du transport aérien, réalisée à la demande du collectif des élus opposés au projet : http://aeroportnddl.fr). Cette déclaration d’utilité publique repose de plus sur de graves erreurs de méthodologie. Et le projet actuel s’écarte considérablement de celle-ci, en aggravant encore ses erreurs.
La France détient déjà le triste record du nombre d’aéroport en Europe : 170 aéroports pour 61 millions d’habitants (1 pour 358 000 habitants). En Allemagne, 19 aéroports pour 82.7 millions d’habitants (1 pour 4.3 millions d’habitants) suffisent.

Un projet anti-écologique
Destruction d’une zone humide, non-respect de la loi sur l’eau, bétonnage d’hectares entiers, encouragement au transport aérien, le plus gaspilleur de pétrole et le plus nocif en termes d’effet de serre…

Un projet ruineux pour les finances publiques
Le coût actuel du projet est officiellement estimé à 556 millions d’euros, mais il ne prend pas en compte les dépassements de coûts, pourtant fréquents sur les grands projets et souvent importants. Ce coût n’inclus pas non plus l’ensemble des infrastructures. Une fois celui-ci comptabilisé, le coût global est évalué à 4 milliards d’euros soit par exemple l’équivalent de 80 lycées.
Le montage financier est celui d’un partenariat public-privé (PPP), qui aboutit à augmenter considérablement les coûts pour l’État et les collectivités (exemples déjà connus : prisons,
hôpitaux…). De plus, les collectivités devraient probablement éponger le déficit de fonctionnement du futur aéroport.

Qui sont les opposants au projet ?
Aux environs de Nantes, ce projet d’aéroport ruineux et inutile provoque de nombreuses oppositions : des paysans qui refusent la disparition du foncier agricole, plus de 500 élus locaux de Loire-Atlantique soutenus par de nombreux habitants, les « Zadistes » (de ZAD : Zone d’aménagement différé, devenue « Zone à défendre ») venus de toute la France empêcher les travaux…
A Saint-Étienne, deux collectifs existent contre ce projet :
- un collectif de soutien aux « zadistes », qui aide à occuper les terrains, construire des lieux pour leur hébergement sur place (collectif-stephanois-nddl@laposte.net),
- un comité soutenu par des associations et organisations politiques (nddl-loire@orange.fr).

Comité local de soutien aux opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes soutenu par : 
Attac Loire-Sud, 
Europe écologie les verts, 
Ecologie et Démocratie, 
le Parti de gauche, 
Capagauche-FASE, 
Nouveau parti anticapitaliste, 
Les Alternatifs, 
Sauvegarde des Coteaux du Jarez,…

Ecologie et Démocratie21 salue le grand plan d’investissement

Ecologie et Démocratie21 salue le grand plan d’investissement du gouvernement financé par la privatisation d’actifs industriels de l’Etat, preuve du modèle social libéral assumé de notre gouvernement.

Nous saluons notamment la volonté de création de grands groupes au niveau de la transition énergétique ainsi que la prise de conscience de la nécessité de nouvelles infrastructures.

Nous attirons l’attention sur le fait que ce plan doit correspondre à des participations de l’Etat dans les futures sociétés concernées et non à des subventions brutes.

Nous espérons également que pour les nouvelles infrastructures, le choix du gouvernement se portera sur la création du canal Rhin-Rhône à grand gabarit qui serait un formidable moteur de développement pour notre région, en permettant la liaison directe du port de Marseille à ceux de l’Europe du Nord via les ports de la Saône.

Marien Lovichi Délégué Ecologie et Démocratie membre du Mouvement Démocrate de Côte d’or

Primaires à Marseille : une décision irrationnelle…pour ne pas dire plus ! »

Mouvement Démocrate Marseille
Marseille, 25 avril 2013

Nous prenons acte de la décision du Parti Socialiste de refuser la participation du Mouvement Démocrate aux Primaires Citoyennes de l’opposition organisées à Aix-en-Provence et à Marseille.
Nous n’avons aucune allégeance à faire au Parti Socialiste, et nos histoires politiques respectives vérifient notre sensibilité. Par ailleurs, nous rappelons que nous siégeons dans l’opposition municipale à Marseille comme à Aix et que l’élection municipale est un scrutin local dont les acteurs ont des habitudes de travail en commun. Par ailleurs, nous avons appelé à voter François Hollande, et soutenu l’ensemble des candidats étiquetés majorité présidentielle lors des élections législatives.
Malgré cette décision totalement irrationnelle…pour ne pas dire plus, nous allons prendre toute notre part dans le débat des primaires, amenant des propositions innovantes pour les Marseillais. Dans les prochains jours nous rencontrons les principaux candidats à la primaire afin de leur soumettre nos propositions pour la moralisation de la vie publique et le redressement de notre ville.
Nous reformulons notre souhait d’une nouvelle gouvernance pour Marseille qui dépassera les clivages archaïques, une équipe plus jeune, plus ouverte au monde économique, associatif, culturel, syndical… afin de moderniser et sortir la deuxième

Jean-Luc Bennahmias

Christophe Madrolle

Aéroport de Notre-Dame-Des-Landes : un débat politique à caractère européen

Retrouvez la dernière tribune de Jean-Luc Bennahmias publiée sur le Plus du NouvelObs :

C’est au niveau européen que se poursuit désormais le débat sur l’aéroport Notre-Dame-Des-Landes. Les porte-paroles des pétitions impulsées sur le sujet ont été auditionnés par une Commission du Parlement européen, mercredi 20 mars. Une réelle avancée, selon Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Mouvement démocrate (MoDem).

 A lire en intégralité ici :

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/803565-aeroport-de-notre-dame-des-landes-un-debat-politique-a-caractere-europeen.html

Chypre : Des irresponsables (suite)

Etait-il si urgent de faire n’importe quoi? Etions-nous si en forme pour nous payer le luxe de nous tirer une telle balle dans le pied? Ce sont bien les questions que nous-sommes en droit de nous poser devant un tel fiasco.

En regardant Chypre couler  et l’épargne de ses citoyens avec, l’Europe vient une nouvelle fois, peut-être celle de trop, de faire toute la démonstration de sa déconnexion la plus totale avec les principes les plus élémentaires du bon sens.

Comment a-t- on pu traiter quasiment de la même manière les petits épargnants chypriotes et les réseaux mafieux venus de Russie et des quartre coins du monde (Europe comprise) ?

L’effet est désastreux à plus d’un titre. Les Chypriotes et on les comprend essayent par tous les moyens de sauver leur épargne. C’est une perte de confiance maximum de leur système bancaire. Un désaveu total et sans réserve pour leur autorité politique nationale et une claque magistrale pour l’Europe.

Sur le continent, la fièvre latente risque fort de repartir au quart de tour. C’est donc un résultat piteux perdant-perdant.

Il est bien temps de tirer les conclusions sur un mode de gouvernance européenne totalement dépassé.